L’effet True Blood

[Article initialement posté sur Tumblr en 2013]

Vous connaissez True Blood? Non? Ok, un petit récap’ s’impose avant d’aller plus loin.

Synopsis et contexte de True Blood

True Blood est une adaptation en série télé de la saga La Communauté du Sud (écrit par Charlaine Harris). Cette série, portée par Alan Ball (auteur de Six Feet Under et militant LGBT), raconte les péripéties de Sookie Stackhouse, jeune serveuse naïve vivant au fin fond de la Louisiane, et dont les aventures tournent quasiment tout le temps autour des vampires. Ces derniers ont annoncé leur existence au même quelques années plus tôt et peuvent survivre sans boire du sang humain en le substituant par du sang synthétique appelé True Blood.

True Blood est en réalité portée par une métaphore particulièrement “progressiste” (aux yeux d’Alan Ball): les vampires sont une métaphore pour les homosexuels, et leur “sortie du cercueil” doit s’apparenter à la “sortie du placard” ou le “coming-out” des homosexuels. Bon.

Je dois avouer que, lorsque True Blood a commencé, j’étais à la fin de l’adolescence, et assez excitée par l’idée du sexe vampiresque tel qu’il était présenté par True Blood (j’étais trop âgée pour aimer Twilight, donc True Blood était mon pêché mignon “adulte”). J’ai ensuite continué à regarder, non pas pour le jeu des acteurs ou pour la beauté des dialogues, mais simplement parce que cette série me donnait ma dose de sexe et de gore télévisuels hebdomadaires pendant l’été, et, il faut l’avouer, mon cerveau s’éteignait généralement entre les scènes d’action.

Petit à petit, j’ai mollement réalisé que cette série ne m’apportait plus rien, puisque j’avais fini par m’immuniser contre la violence crue et le sang représentés dans la série. Et pour ce qui est du sexe… eh bien on s’en lasse aussi, surtout vu la façon dont il est montré.

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