Coven, féministe et anti-raciste?

[Article initialement posté sur Tumblr en 2013]

Fan absolue du genre horrifique, qu’il soit télévisuel ou filmique, je n’ai pas perdu une seconde pour regarder American Horror Story lors de la diffusion de sa première saison en 2011.

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Conception de la série et synopsis de Coven

American Horror Story a été créée par Ryan Murphy et conçue comme une mini-série dont chaque saison se suffit à elle-même. En effet, chaque saison de la série comporte un arc principal et des arcs secondaires qui se résolvent (plus ou moins) à la fin de la saison. Ce qui permet au spectateur de regarder un volet de la série sans avoir regardé les volets précédents. Ce concept de mini-série cadre plutôt bien avec les choix scénaristiques et artistiques pris par les créateurs, puisqu’il permet de recycler indéfiniment des acteurs-trices, explorer de nouveaux thèmes, de nouveaux lieux, tout en conservant une impression d’homogénéité.

Mais venons-en à Coven, le troisième volet de cet ovni qu’est AHS: pour l’instant seul l’épisode Bitchcraft a été diffusé, et laisse bien sûr place à beaucoup, beaucoup de scènes d’exposition. Comme toujours, la saison va se dérouler sur 2 périodes: la Nouvelle-Orléans des années 1830 et celle d’aujourd’hui. L’opposition entre les deux périodes est exprimée par les thèmes explorés:

  • Les années 1830 sont le théâtre de l’esclavage et de l’histoire de Me Lalaurie (Kathy Bates), une tueuse en série ayant réellement existé, qui tortura et tua ses propres esclaves. Les thèmes les plus présents sont donc le racisme et l’esclavage (en dehors de la folie meurtrière bien sûr).
  • L’époque actuelle présente une adolescente (Taissa Farmiga) découvrant qu’elle appartient à une longue lignée de sorcières, et intègrant une école de sorcières. Le thème le plus présent dans la Nouvelle-Orléans moderne est surtout l’émancipation de la femme (via ses pouvoirs magiques).

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